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Suivre ses ventes sans tableur compliqué
Par l'équipe MonTatoueur · Publié le 18 septembre 2026 · Mis à jour le 20 septembre 2026
Un tableau Excel avec des cellules imbriquées que tu n'ouvres plus depuis trois mois, ça ne sert à rien. Suivre ses ventes, c'est juste savoir combien tu gagnes, combien tu travailles, et si ce que tu fais tient la route. Voilà comment y arriver sans formule ni migraine.
Un tableau avec des cellules imbriquées que tu n'ouvres plus depuis trois mois, ça ne sert à rien. Suivre ses ventes, c'est juste savoir combien tu gagnes, combien tu travailles, et si ce que tu fais tient la route. Voilà comment y arriver sans formule ni migraine.
Ce qu'on entend par suivre ses ventes
Suivre ses ventes, ce n'est pas tenir une comptabilité. C'est noter ce qui sort du studio pour pouvoir répondre à trois questions simples : combien j'ai gagné ce mois-ci, combien d'heures j'ai passées à tatouer, et est-ce que je pourrais vivre avec ce rythme toute l'année.
La comptabilité, c'est pour ton expert-comptable ou ton logiciel de facturation. Ce que tu suis toi, c'est l'activité réelle. Combien de séances, quelle durée, quel tarif appliqué, quelle pièce. Pas pour l'administration, pour toi. Pour savoir si tu remplis tes semaines, si ton tarif tient, si tu passes trop de temps sur des petites pièces qui ne paient pas assez.
Beaucoup de tatoueurs fonctionnent au feeling pendant des mois, voire des années. Ça marche jusqu'au jour où il faut augmenter ses prix, louer un emplacement, ou simplement comprendre pourquoi le compte en banque ne suit pas alors qu'on a l'impression de ne pas s'arrêter. À ce moment-là, si tu n'as rien noté, tu repars de zéro.
Une ligne par séance, rien de plus
La méthode la plus simple tient en une phrase : une ligne par séance terminée. Pas besoin de catégorie, de moyenne mobile, de graphique. Juste une date, un client (prénom ou initiales, tu n'es pas obligé de tout écrire), la durée en heures, le montant encaissé, et éventuellement le type de pièce si ça t'aide à y voir clair.
Prenons Julien, qui tatoue en collectif trois jours par semaine. Il note tout dans un carnet A5 qu'il laisse sur son poste. Chaque soir, après la dernière séance, il ajoute une ligne. Le 12 mars : « L., avant-bras fleurs, 2 h 30, 280 € ». Le 13 mars : « A., suite manchette, 4 h, 450 € ». Rien d'autre. En fin de mois, il additionne les montants, additionne les heures, divise l'un par l'autre, et il sait exactement où il en est.
Ce système marche aussi bien dans un carnet que dans une note sur téléphone, un fichier texte, ou un tableau ultra-basique avec quatre colonnes. L'important, c'est de le remplir le jour même, tant que tu te souviens de la durée exacte et du montant. Si tu attends la fin de la semaine, tu oublieras une demi-heure ici, un acompte là, et les chiffres perdent leur sens.
Ajouter une info si ça t'aide, pas plus
Certaines infos peuvent servir selon ce que tu cherches à comprendre. Si tu factures à la pièce et que tu te demandes si tes petites pièces te coûtent du temps, ajoute une colonne « taille » : S, M, L. Si tu veux savoir quel style remplit ton planning, note « réalisme », « fineline », « trad ». Si tu passes beaucoup de temps en retouche ou en deuxième séance, note « suite » ou « new ». Sur MonTatoueur, la taille de tatouage la plus demandée est « 10 à 20 cm », pour 30 % des demandes (source : MonTatoueur, depuis septembre 2025).
Mais ne multiplie pas les colonnes pour le plaisir. Chaque information en plus, c'est une décision en plus à prendre chaque soir, donc une chance de plus de laisser tomber. Pose-toi la question : est-ce que cette donnée va vraiment changer quelque chose à ma manière de travailler dans les trois prochains mois ? Si la réponse est non, n'ajoute rien.
L'objectif, c'est de tenir sur la durée. Mieux vaut un suivi basique que tu remplis depuis six mois qu'un tableau parfait que tu as abandonné au bout de trois semaines.
Faire le point une fois par mois
Une fois le mois terminé, tu sors ton carnet ou ton fichier, et tu additionnes. Total des ventes, total des heures tatouées. Tu divises l'un par l'autre, tu obtiens ton taux horaire réel. Pas celui que tu affiches, celui que tu gagnes vraiment en comptant les séances courtes, les retouches, les pièces que tu as sous-facturées parce que le projet t'intéressait.
Ce chiffre-là, c'est celui qui compte. Si tu affiches 100 € de l'heure mais que ton taux réel tombe à 75 €, c'est que quelque chose ne va pas : tu passes trop de temps en dessin non facturé, tu acceptes trop de petits projets, ou tu sous-estimes systématiquement la durée. Tu ne peux corriger que ce que tu mesures. Le tarif horaire médian déclaré par les tatoueurs référencés sur MonTatoueur est de 125 € de l'heure, la moitié d'entre eux se situant entre 85 et 125 € (source : MonTatoueur, tarifs déclarés à l'inscription).
Ensuite, regarde le nombre de séances. Si tu en fais quinze dans le mois, tu remplis bien. Si tu en fais six, il faut comprendre pourquoi. Pas assez de demandes, trop de temps entre chaque rendez-vous, des projets qui s'annulent. Pas de jugement, juste des faits. C'est plus facile de chercher une solution quand on sait exactement où est le problème.
Certains tatoueurs ajoutent une ligne « objectif » en haut du mois : « 20 séances, 4 000 € ». Ça aide à garder le cap, surtout en début d'activité quand les semaines peuvent être irrégulières. D'autres préfèrent ne voir que ce qui vient naturellement. Les deux approches marchent, tant que tu regardes les chiffres en face à la fin.
Comparer les mois entre eux
Au bout de trois ou quatre mois, tu commences à voir des tendances. Un mois creux en janvier, un mois plein en mai, un été qui ralentit ou au contraire qui explose. Ces variations, tu ne peux pas toutes les anticiper, mais tu peux les préparer si tu sais qu'elles reviennent chaque année.
Ça aide aussi à repérer ce qui marche. Si tu vois que les mois où tu postes régulièrement ton travail sont ceux où tu reçois le plus de demandes, tu sais que ça vaut le coup de continuer. Si au contraire tu constates que le bouche-à-oreille suffit à remplir ton planning, tu peux arrêter de te forcer à publier tous les deux jours.
Pas besoin de graphique ni de tableau croisé dynamique. Une feuille avec douze lignes, une par mois, suffit largement. Mois, total ventes, total heures, taux horaire réel, nombre de séances. En un coup d'œil, tu vois l'année.
Les erreurs courantes
La première erreur, c'est de tout mélanger : les ventes, les dépenses, les charges, la TVA. Ce n'est pas le même sujet. Ici, on parle de suivre l'activité. Les dépenses, tu les gères ailleurs, avec ton comptable ou ton logiciel de facturation. Si tu mélanges tout dans le même tableau, tu passes plus de temps à comprendre tes colonnes qu'à tatouer.
La deuxième, c'est de vouloir tout automatiser avant même d'avoir commencé. Il existe des outils qui font ça très bien, notamment certains logiciels de gestion pour tatoueurs. Mais si tu n'as jamais suivi tes ventes, commence simple. Un carnet, un fichier texte, une note. Une fois que tu auras pris l'habitude et que tu sauras exactement ce que tu veux suivre, tu pourras chercher un outil qui te fait gagner du temps.
La troisième erreur, c'est d'attendre d'avoir un système parfait pour commencer. Le meilleur système, c'est celui que tu utiliseras encore dans trois mois. Commence aujourd'hui, avec ce que tu as sous la main. Note la séance d'aujourd'hui. Puis celle de demain. Dans un mois, tu auras trente lignes, et tu sauras déjà beaucoup plus de choses sur ton activité qu'en ce moment.
Ce que ça change concrètement
Quand tu sais exactement combien tu gagnes par mois, tu peux prendre des décisions en connaissance de cause. Passer de trois à quatre jours par semaine, ou au contraire ralentir. Augmenter tes tarifs parce que tu vois que tu es toujours complet. Refuser les petites pièces qui ne paient pas assez. Accepter un projet qui te plaît mais paie moins, en sachant exactement ce que ça te coûte.
Ça aide aussi à négocier. Si un collectif te propose un emplacement à 600 € par mois et que tu sais que tu fais en moyenne 3 500 € de chiffre, tu peux calculer si ça tient. Si tu ne sais pas combien tu gagnes, tu signes à l'aveugle.
Et ça rassure. Savoir que tu as fait 4 200 € en mars, 3 800 € en avril, 4 500 € en mai, c'est concret. Tu vois que ça monte, que ça tient, que ton rythme de travail produit des résultats. C'est bien plus solide qu'une impression.
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Obtenir mon premier client gratuitementTexte rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle et illustration générée par IA, relus et vérifiés par l'équipe MonTatoueur avant publication.