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La fiche Google d'un salon de tatouage : les réglages qui comptent

Par l'équipe MonTatoueur · Publié le 14 septembre 2026 · Mis à jour le 17 septembre 2026

Illustration de l'article : La fiche Google d'un salon de tatouage : les réglages qui comptent

Un client tape « tatoueur Marseille » sur son téléphone. Google lui affiche trois fiches. La tienne est au milieu, avec une photo de mur noir, une adresse incomplète et « Temporairement fermé » en rouge alors que tu viens d'ouvrir. Il appelle celui du dessus. Ce qui suit, c'est ce qu'on lit dans les profils des tatoueurs qui se demandent pourquoi leur fiche ne ramène personne.

Ta fiche Google Business Profile, c'est souvent le premier endroit où quelqu'un qui cherche un tatoueur va voir ton nom. Avant ton site, avant Instagram. C'est ce qui s'affiche quand on tape « tatoueur » suivi d'une ville, ou qu'on clique sur ton nom dans Google Maps. Et c'est un outil gratuit, qui peut t'amener du monde ou t'en faire perdre, selon comment tu le remplis.

Ce qui suit, ce n'est pas un mode d'emploi général. C'est ce qu'on a remarqué en observant des dizaines de fiches de tatoueurs, en lisant ce que les clients cherchent, et en croisant avec ce que Google lui-même recommande dans sa documentation officielle. Pas de recette magique, juste les réglages qui font une vraie différence.

La catégorie, c'est ce qui te fait apparaître ou disparaître

Quand tu crées ta fiche Google, on te demande de choisir une catégorie principale. C'est elle qui dit à Google dans quels résultats te montrer. Si tu mets « Salon de beauté », tu apparaîtras pour quelqu'un qui cherche une manucure, pas un tatouage. Si tu mets « Magasin de piercing », idem.

La catégorie qui fonctionne pour un tatoueur, c'est « Salon de tatouage ». C'est tout. Pas « Artiste tatoueur », pas « Studio artistique ». Google propose des dizaines de catégories secondaires, tu peux en ajouter si tu fais aussi du piercing ou de la vente de matériel, mais la principale doit être celle-là.

On a vu des fiches classées « Établissement culturel » ou « Galerie d'art ». Ça peut sembler valorisant, mais ça ne sert à rien : personne ne cherche un tatouage sous cette catégorie, et Google ne te montrera pas.

Le nom : ton nom, rien d'autre

Le champ « Nom de l'établissement », c'est le nom de ton studio. Pas « Studio X, Tatouage réaliste Lyon centre depuis 2015 ». Juste le nom.

Google supprime les fiches qui ajoutent des mots-clés dans le nom. Ce n'est pas une question de goût, c'est écrit dans leurs règles : le nom doit correspondre à l'enseigne réelle, celle qu'on voit sur ta porte ou sur tes documents officiels. Si tu t'appelles « Encre Noire », tu mets « Encre Noire ». Si tu travailles sous ton prénom, tu mets ton prénom.

Pourquoi ? Parce que Google veut que sa carte ressemble au monde réel. Et parce que les gens qui cherchent un tatoueur ne tapent pas ton nom dans la barre de recherche, ils tapent « tatoueur » et une ville. Le nom, c'est ce qu'ils lisent une fois que tu es apparu.

L'adresse et les horaires : ce qui fait venir ou fait partir

Un client voit ta fiche, il aime ce qu'il voit, il clique sur « Itinéraire ». Google Maps l'envoie dans une rue où il n'y a rien, parce que tu as mis le numéro de la rue d'à côté. Il ne trouve pas, il ne te rappelle pas. C'est fini.

L'adresse, c'est celle où les gens peuvent venir. Si tu travailles chez toi et que tu ne reçois que sur rendez-vous, tu peux masquer l'adresse exacte et afficher juste la ville et le quartier. Google le permet, c'est dans les options de la fiche. Mais si tu affiches une adresse, elle doit être exacte au mètre près.

Les horaires, c'est pareil. Si tu marques « Ouvert » alors que tu es en vacances, ou « Fermé » un jour où tu es là, tu perds des appels. Google te permet de marquer des horaires exceptionnels : vacances, jours fériés, fermeture temporaire. Utilise-les. Et si tu ne reçois que sur rendez-vous, marque-le dans la description, pas dans les horaires. Les horaires, c'est quand quelqu'un peut te joindre ou venir frapper.

Le numéro de téléphone et le site web

Le numéro de téléphone que tu mets sur ta fiche, c'est celui que les gens vont composer en un clic depuis leur mobile. Si c'est un numéro que tu ne décroches jamais, ou qui renvoie sur une messagerie pleine, tu perds des clients. Mets le numéro que tu veux bien décrocher, ou aucun.

Le site web, c'est la même logique. Si tu en as un, mets l'adresse complète. Si tu n'en as pas, mets ton Instagram ou ta page Facebook. Google accepte les deux. Ce qui ne marche pas, c'est de laisser le champ vide alors que tu es actif en ligne, ou de mettre un lien qui ne fonctionne plus.

Beaucoup de tatoueurs mettent un lien vers un agrégateur de liens. Ça fonctionne, mais ça ajoute un clic. Un client qui cherche vite préfère arriver directement sur tes photos ou ton formulaire de contact.

La description : 750 caractères pour dire ce que tu fais

Google te donne 750 caractères pour décrire ton activité. C'est peu, et c'est souvent mal utilisé. On lit des descriptions comme « Passionné par l'art corporel, je vous accueille dans un cadre chaleureux pour réaliser vos rêves ». Ça ne dit rien.

Ce qu'un client veut savoir en trois secondes :

  • Tu fais quel style ?
  • Tu prends des walk-in ou seulement sur rendez-vous ?
  • Tu travailles seul ou à plusieurs ?
  • Il y a un délai ?

Prenons un exemple concret. « Studio spécialisé en réalisme noir et gris, rendez-vous uniquement. Délai moyen : 6 semaines. Créations personnalisées, pas de flash. Devis sur demande après échange par message. » Ça tient en deux lignes, et ça répond aux questions qu'on lit dans 80 % des demandes. Sur MonTatoueur, 40 % des demandes envoyées à un tatoueur concernent un premier tatouage, ce qui montre l'importance de répondre aux questions pratiques dès la description (source : MonTatoueur, depuis septembre 2025).

Si tu fais plusieurs styles, cite les deux ou trois principaux. Si tu ne fais pas de petites pièces ou que tu refuses certains motifs, tu peux le dire. Ça évite des demandes qui ne mèneront nulle part.

Écris comme tu parlerais à quelqu'un qui pousse ta porte.

Les photos : ce que les gens regardent en premier

Un client qui découvre ta fiche voit d'abord tes photos. Pas ton nom, pas ta description. Les photos. Et Google te laisse en mettre autant que tu veux : tatouages, studio, devanture, équipe.

Ce qui marche :

  • Des photos de tatouages récents, bien éclairées, prises juste après la séance. Pas besoin d'un appareil photo pro, un téléphone suffit si la lumière est bonne.
  • Une photo de l'intérieur du studio, propre, rangé, avec un poste visible. Ça rassure. Les gens veulent voir où ils vont mettre leur bras.
  • Une photo de la devanture ou de l'entrée, pour que les gens te trouvent en arrivant.

Ce qui ne sert à rien :

  • Des photos floues, sombres, prises de trop loin.
  • Des photos de tatouages qui datent de trois ans et que tu ne ferais plus aujourd'hui.
  • Des photos de soirées, de conventions, de toi en train de fumer une cigarette devant le studio. Garde ça pour Instagram.

Google affiche les photos dans l'ordre où tu les ajoutes, mais il met aussi en avant celles que les gens cliquent le plus. Si tu veux qu'une photo apparaisse en premier, mets-la en photo de profil et en photo de couverture.

Combien en mettre ? Entre 10 et 30, c'est bien. Moins de 10, ça fait vide. Plus de 50, ça noie. Et remplace-les régulièrement : un client qui voit les mêmes photos que l'année dernière se demande si tu es toujours actif.

Les avis : ce que tu ne peux pas contrôler, mais que tu peux accompagner

Les avis Google, c'est le truc qui rend fou la moitié des tatoueurs. Tu fais un super boulot, le client est content, il repart et il ne laisse rien. Deux mois plus tard, quelqu'un qui n'est jamais venu te met une étoile parce que tu n'as pas répondu à son message un dimanche à 22 heures.

Tu ne peux pas forcer quelqu'un à laisser un avis. Google interdit de conditionner un service à un avis, d'offrir quelque chose en échange, ou de demander explicitement un avis positif. Ce que tu peux faire, c'est demander un retour honnête, sans pression, à la fin d'une séance qui s'est bien passée.

Beaucoup de tatoueurs envoient un message quelques jours après la séance, avec les conseils de soin, et ajoutent une ligne : « Si tu veux laisser un avis sur Google, ça aide d'autres personnes à me trouver. » Ça marche, pas à tous les coups, mais ça marche.

Quand tu reçois un avis négatif, réponds. Pas pour te justifier, pas pour te défendre, juste pour montrer que tu lis et que tu prends ça au sérieux. Une réponse courte, factuelle, sans agressivité. Même si l'avis est injuste. Les gens qui lisent les avis lisent aussi les réponses, et une réponse posée en dit long.

Si un avis est faux, quelqu'un qui n'est jamais venu, qui invente des faits, tu peux le signaler à Google. Ça ne marche pas toujours, mais parfois si.

Les questions-réponses : un espace à remplir avant que d'autres le fassent

Google permet aux gens de poser des questions publiques sur ta fiche. N'importe qui peut y répondre, pas seulement toi. Si tu ne remplis pas cet espace, quelqu'un d'autre le fera, et tu n'aimes pas toujours ce qu'il dit.

Ce que font les tatoueurs qui gèrent bien leur fiche : ils ajoutent eux-mêmes les questions fréquentes, et ils y répondent. « Vous prenez les mineurs ? » « Vous faites des walk-in ? » « Quel est le tarif minimum ? » « Vous faites des cover-up ? »

C'est toi qui poses la question, c'est toi qui y réponds. Comme ça, elle apparaît en haut, et les gens ont la réponse sans avoir à te déranger. Et ça évite qu'un client mécontent ou un concurrent vienne écrire n'importe quoi.

Les attributs : les petites cases qui filtrent

Google propose des « attributs » que tu peux cocher sur ta fiche. Ce sont des informations rapides que les gens voient avant même de cliquer : « Accessible en fauteuil roulant », « LGBTQ+ friendly », « Sur rendez-vous uniquement », « Toilettes », « Wi-Fi gratuit ».

Ces attributs ne sont pas obligatoires, mais ils servent. Quelqu'un qui cherche un tatoueur en fauteuil roulant va filtrer par accessibilité. Quelqu'un qui veut venir sans rendez-vous cherche les studios qui acceptent les walk-in.

Coche ce qui est vrai. Si ton studio est au deuxième étage sans ascenseur, ne coche pas « Accessible en fauteuil roulant ». Si tu ne prends jamais personne sans rendez-vous, ne coche pas « Walk-in accepté ». C'est tentant de tout cocher pour apparaître dans plus de recherches, mais tu perds du temps et tu crées de la frustration.

Les posts : un outil que presque personne n'utilise

Google te permet de publier des posts directement sur ta fiche, comme sur un réseau social. Un post, ça peut être une annonce (« Flash disponibles ce week-end »), une photo récente, une info pratique (« Fermé du 10 au 20 août »).

Ces posts apparaissent sur ta fiche pendant sept jours, puis ils disparaissent. Ils ne remplacent pas Instagram, mais ils servent pour les gens qui te découvrent par Google et qui veulent savoir si tu es actif.

On voit très peu de tatoueurs utiliser cette fonction. Ceux qui le font disent que ça aide, surtout pour les annonces de dernière minute ou les créneaux qui se libèrent.

Ce que Google mesure (et ce que ça dit)

Google te donne des statistiques sur ta fiche : combien de personnes l'ont vue, combien ont cliqué sur ton numéro, combien ont demandé un itinéraire, combien ont visité ton site. Ces chiffres, tu les trouves dans l'interface de gestion de ta fiche, section « Performances ». Sur MonTatoueur, quand un tatoueur répond à une demande reçue sur le site, il l'ouvre en médiane en 30 heures (source : MonTatoueur, 90 derniers jours).

Ce que ça dit :

  • Si tu as beaucoup de vues mais peu de clics, c'est que ta fiche ne donne pas envie. Regarde tes photos, ta description, ton nombre d'avis.
  • Si tu as beaucoup de clics sur « Itinéraire » mais peu d'appels, c'est que les gens cherchent à vérifier où tu es avant de décider. Peut-être qu'ils ne viennent pas parce que c'est trop loin, ou parce qu'ils ne trouvent pas l'entrée.
  • Si tu as beaucoup de clics sur ton site mais peu de demandes, le problème n'est pas ta fiche Google, c'est ce qu'ils voient une fois arrivés sur ton site.

Ces chiffres ne sont pas une science exacte, mais ils te donnent une idée de ce qui coince.

Ce qui ne sert à rien

Quelques trucs qu'on voit souvent et qui ne changent rien.

Mettre des émojis dans le nom ou la description. Google les supprime ou les ignore.

Ajouter des dizaines de mots-clés dans la description (« tatouage Lyon, tatoueur Lyon, tattoo Lyon, ink Lyon »). Google lit le texte, pas les répétitions.

Créer plusieurs fiches pour le même lieu. Google les fusionne ou les supprime. Une adresse, une fiche.

Demander à des potes de laisser des avis alors qu'ils ne sont jamais venus. Google repère les avis suspects, et ça peut te faire sanctionner.

Payer pour des avis. C'est interdit, c'est repérable, et ça finit mal.

La constance, plus que le référencement

Les tatoueurs qu'on voit bien placés sur Google ne font pas de magie. Ils remplissent leur fiche correctement, ils la mettent à jour quand il faut, ils répondent aux avis, ils ajoutent des photos régulièrement. Pas tous les jours, mais tous les mois.

Google favorise les fiches actives et complètes. Une fiche remplie à 100 %, avec des photos récentes, des horaires à jour, des réponses aux avis, des questions-réponses remplies, ça monte. Une fiche abandonnée depuis deux ans, ça descend.

C'est moins spectaculaire qu'une campagne Instagram, mais c'est souvent ce qui amène des gens dans ton studio un mardi après-midi, sans que tu aies rien fait ce jour-là.

Sources

Google Business Profile Help Center, « Represent your business on Google », documentation officielle consultée en 2024-2025

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Texte rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle et illustration générée par IA, relus et vérifiés par l'équipe MonTatoueur avant publication.

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